Zelty gestion des stocks restaurant : du ticket de caisse à l'écart
La caisse Zelty enregistre tes ventes, les fiches techniques les convertissent en grammes, l'inventaire vérifie le tout. Exemple chiffré, écarts à surveiller et limites du stock informatique.
Équipe ROOT
Gestion de restaurant, sur le terrain

L’essentiel en 30 secondes
- La caisse Zelty dit ce que tu vends. Les fiches techniques le convertissent en consommation, et l'inventaire vérifie le résultat.
- Dans ROOT, les ventes arrivent chaque nuit et alimentent le décompte du stock, sans ressaisie.
- Un écart entre stock théorique et stock compté se chiffre en euros et se traite produit par produit.
- Le stock informatique ne remplace ni les bons de livraison, ni les factures, ni tes procédures d'hygiène.
- Pour tester cette chaîne sur tes propres données, démarre l'essai gratuit de 14 jours. Tu peux aussi consulter d'abord les tarifs.
Si tu cherches comment organiser la Zelty gestion des stocks restaurant, la réponse tient en une chaîne simple : la caisse enregistre ce que tu vends, les fiches techniques traduisent chaque vente en grammes de produits, et l'inventaire vérifie que la théorie colle à ta cave et à tes frigos. Dans ROOT, les ventes de ta caisse Zelty arrivent chaque nuit et alimentent ce décompte, sans ressaisie. Voici comment cela fonctionne, avec un exemple chiffré, les écarts à surveiller et ce que le stock informatique ne remplace pas.
01Pourquoi la caisse seule ne suffit pas pour piloter ton stock
Une caisse sait très bien ce qui sort de la cuisine : 38 burgers, 21 tartares, 14 desserts. Elle ne sait pas ce qui est entré (livraisons, prix payés), ni ce qui a disparu sans être vendu (parures, casse, repas du personnel, portions généreuses).
Zelty s'appuie sur des fiches techniques : quand un cheeseburger est vendu, le pain, le steak de 150 g et le cheddar sont décrémentés. C'est une bonne base. Le stock reste pourtant fiable seulement si trois autres éléments suivent :
- des achats saisis ou rapprochés des factures ;
- des prix à jour, car un steak à 14 € le kilo en janvier peut valoir plus en avril ;
- des comptages réguliers pour mesurer l'écart avec la réalité.
C'est là que ROOT se place : il récupère les ventes de Zelty, les croise avec tes fiches techniques, ta mercuriale et tes factures. Tu obtiens un stock théorique, un stock compté et un écart chiffré en euros.
02Comment les ventes Zelty alimentent le stock chaque nuit
Le mécanisme est volontairement simple. Il repose sur quatre étapes, qui tournent sans que tu aies à y toucher une fois la connexion Zelty activée.
- Service : ton équipe encaisse sur la caisse Zelty, comme d'habitude.
- Nuit : ROOT récupère les ventes de la journée, plat par plat.
- Décompte : chaque plat vendu est ramené à sa fiche technique. ROOT en déduit les quantités consommées par ingrédient et les retire du stock.
- Matin : tu retrouves un stock à jour, avec les produits qui approchent du seuil de commande.
Le point clé est l'étape 3. Sans fiche technique, un plat vendu ne dit rien du stock. Avec elle, une vente devient une consommation précise, en grammes, en pièces ou en centilitres. Pour construire ces fiches proprement, tu peux t'appuyer sur notre article sur la fiche technique restaurant, ses formules et ses limites.
03Exemple chiffré : un cheeseburger, de la vente à l'écart de stock
Prenons un restaurant qui sert un cheeseburger à 13 € TTC. En restauration sur place, la TVA est de 10 %, soit un prix de vente de 11,82 € HT.
La fiche technique
Le food cost du plat est de 3,50 ÷ 11,82 = 29,6 %. Si tu veux détailler cette méthode, elle est expliquée dans comment calculer le coût de revient d'un plat.
Ce que la caisse déclenche sur une semaine
Cette semaine-là, Zelty enregistre 200 cheeseburgers. ROOT en déduit :
- 200 pains ;
- 200 × 150 g = 30 kg de steak ;
- 200 × 2 = 400 tranches de cheddar.
Le stock théorique face au stock compté
Pour le steak : 18 kg en stock lundi, 30 kg livrés dans la semaine, 30 kg consommés selon les ventes. Le stock théorique de dimanche soir est donc de 18 + 30 − 30 = 18 kg.
Tu comptes 16,5 kg dans la chambre froide. L'écart est de 1,5 kg, soit 1,5 × 14 = 21 € sur la semaine, et 5 % de la consommation de steak. Ce n'est pas dramatique en une semaine, mais sur un an et sur dix produits, la facture grimpe vite.
04D'où viennent les écarts entre stock théorique et stock réel
Un écart n'est pas forcément un vol. Il vient le plus souvent de causes très ordinaires :
- Portions : un steak de 165 g au lieu de 150 g, multiplié par 200 burgers, fait 3 kg de plus.
- Pertes non déclarées : steak tombé, produit périmé, erreur de cuisson refaite.
- Offerts et repas du personnel : sortis du stock, jamais passés en caisse.
- Fiche technique fausse : une recette qui a évolué sans que la fiche soit mise à jour.
- Erreur de caisse : un plat encaissé sous le mauvais article.
- Livraison mal saisie : un carton compté deux fois ou une rupture non signalée.
L'intérêt d'un décompte automatique est de transformer ces écarts en pistes concrètes. Au lieu de te demander pourquoi le food cost du mois est mauvais, tu vois que le steak dérive de 5 % et que le cheddar est pile dans les clous.
05Du stock au food cost réel : le calcul du mois
La formule de référence reste la même : coût réel = stock initial + achats de la période − stock final. C'est ce que ton inventaire de fin de mois alimente. Notre article sur le calcul du food cost en restaurant en détaille les pièges.
Voici un exemple sur un mois, avec 40 000 € de ventes HT :
Les fiches techniques, appliquées aux ventes de la caisse, donnent de leur côté une consommation théorique de 11 400 €, soit 28,5 %. L'écart de 700 € représente 1,75 point de marge. C'est cette différence que tu cherches à comprendre et à réduire, produit par produit.
Les repères varient selon l'établissement. Selon les sources, on parle de 28 à 32 % en restauration rapide, de 30 à 34 % en brasserie, et jusqu'à 35-38 % en gastronomique. D'autres citent 25 à 30 % en restauration traditionnelle. Prends-les comme des ordres de grandeur, pas comme une norme. Ton propre historique compte davantage.
06Comment le faire avec ROOT
Voici la marche à suivre pour que la Zelty gestion des stocks restaurant tienne dans la durée.

- Connecte ta caisse Zelty à ROOT. Les ventes remontent ensuite chaque nuit.
- Crée tes fiches techniques avec les grammages réels, les pertes de parage et les versions de recettes. Le coût matière et le food cost se calculent à partir des prix de ta mercuriale.
- Alimente tes achats : tu peux envoyer tes factures fournisseurs en photo ou en PDF. L'IA les lit et les rapproche de ta mercuriale, ce qui met aussi tes prix à jour.
- Fais un inventaire régulier, plus léger chaque semaine sur les produits chers (viandes, poissons, spiritueux), complet chaque mois. La méthode est décrite dans notre guide sur l'inventaire en restaurant.
- Déclare tes pertes au fil de l'eau, pour qu'elles ne se retrouvent pas dans l'écart inexpliqué.
- Lis les écarts sur le tableau de bord, ou demande à Rooty, le copilote IA, quels produits dérivent le plus.
Si tu gères plusieurs restaurants, les transferts entre établissements évitent qu'une marchandise déplacée apparaisse comme une perte à un endroit et un surplus à l'autre.
07Ce que le stock informatique ne remplace pas
Un logiciel de stock t'aide à piloter, il ne te dispense pas de tes obligations d'hygiène et de traçabilité.
- Traçabilité : le règlement (CE) n° 178/2002 impose le principe « un pas en amont, un pas en aval ». Tes bons de livraison et tes factures restent la preuve de la traçabilité amont. Un logiciel peut les compléter avec les numéros de lot et les dates, pas les remplacer.
- Hygiène : le règlement (CE) n° 852/2004 demande des procédures fondées sur le HACCP.
- Origine des viandes : depuis le 14 février 2025, le décret n° 2025-141 rend obligatoire l'affichage de l'origine du bœuf, du porc, de l'ovin et de la volaille. Cela suppose de savoir d'où viennent les lots que tu as achetés.
- Anti-gaspillage : la loi AGEC (n° 2020-105) fixe un objectif de réduction du gaspillage, et le tri des biodéchets est obligatoire pour tous depuis 2024.
Les durées de conservation des documents varient selon les sources consultées. Vérifie-les sur Légifrance ou EUR-Lex, et auprès de ta DDPP.
08Un stock bien tenu, surtout quand l'activité fléchit
Quand le chiffre d'affaires baisse, le stock devient un poste de risque : tu commandes encore pour un volume qui n'existe plus. L'UMIH a publié une enquête évoquant une baisse d'activité jusqu'à 20 %, voire davantage pour certains établissements. Dans ce contexte, un décompte à jour t'évite de sur-commander des produits frais.
Si 20 % de couverts en moins ne changent pas ton cadencier, tu paies la différence en pertes. Un stock qui se met à jour chaque nuit te donne l'information à temps pour ajuster tes commandes.
09Les erreurs fréquentes à éviter
- Brancher la caisse sans fiches techniques : le décompte ne repose sur rien, et le stock affiche n'importe quoi.
- Ne jamais compter : un stock théorique sans inventaire dérive en quelques semaines.
- Oublier les produits « invisibles » : huile, beurre, épices, garnitures. Rassemble-les en forfaits ou suis-les en inventaire.
- Laisser les prix vieillir : un coût matière calculé sur des tarifs périmés fausse le food cost affiché.
- Ne pas mettre à jour les recettes : quand le chef change une garniture, la fiche doit suivre.
Questions fréquentes
Comment gérer ses stocks avec Zelty ?
Zelty gère-t-il les stocks pour un seul restaurant ?
À quelle fréquence faire un inventaire quand on a une caisse connectée ?
Un logiciel de stock remplace-t-il les bons de livraison ?
Pourquoi mon stock théorique ne correspond-il jamais au stock compté ?
ROOT
Ton food cost, ton stock et tes factures au même endroit.
Calculé en direct, sans tableur. Sans carte bancaire.
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Écrit par l’équipe ROOT
ROOT est le logiciel de gestion des restaurants indépendants : fiches techniques, stock, factures fournisseurs et marges, pensés avec des chefs.