Logiciel de gestion de restaurant : loi 2026 et bons critères
Coûts, stock, marges : ce que doit faire un logiciel de gestion de restaurant, ce que la loi impose en 2026 (caisse, facture électronique) et les questions à poser avant de signer.
Équipe ROOT
Gestion de restaurant, sur le terrain

L’essentiel en 30 secondes
- Un logiciel de gestion de restaurant pilote tes coûts, ton stock et tes marges. Il ne remplace ni ta caisse ni ta comptabilité : il les relie.
- Si l'outil encaisse, exige le certificat ou l'attestation individuelle de l'éditeur pour la version utilisée.
- Depuis le 1er septembre 2026, tu dois pouvoir recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Demande aux éditeurs, par écrit, comment ils s'y connectent.
- Évalue un outil à ce qu'il t'évite de perdre : deux points de food cost sur 60 000 € de ventes représentent 1 200 € par mois.
- Teste ROOT gratuitement pendant 14 jours : lance ton essai avec tes propres fiches et tes factures.
Un logiciel de gestion de restaurant sert à savoir ce que chaque assiette te coûte, ce que tu perds et ce qu'il te reste à la fin du mois. Il ne remplace ni la caisse ni la comptabilité : il les relie. Voici ce qu'il doit faire, ce que la loi impose en 2026 et comment choisir sans te tromper.
01Logiciel de gestion de restaurant : de quoi parle-t-on vraiment ?
Sur Google, ce mot-clé mélange trois familles d'outils très différentes. Tu y trouves des caisses enregistreuses, des outils de réservation et des logiciels de pilotage des coûts. Les acheter dans le désordre te fait payer deux fois les mêmes fonctions.
Un logiciel de gestion répond à une question simple : est-ce que je gagne de l'argent sur ce que je sers ? Il part de tes achats, de tes recettes et de tes ventes pour calculer coûts, marges et écarts. Le reste (encaisser, déclarer, réserver) relève d'autres outils.
Voici qui fait quoi :
Les quatre doivent se parler, sinon tu ressaisis les mêmes chiffres trois fois par semaine. Pour un panorama plus large, notre guide pour bien choisir en 2026 détaille chaque famille.
02Ce que la loi impose en 2026
Trois sujets réglementaires touchent ton choix de logiciel. Le premier concerne la caisse, le deuxième la facturation électronique, le troisième l'hygiène et les allergènes.
Caisse : l'obligation de certification a changé
Depuis le 1er janvier 2018, tout assujetti à la TVA qui enregistre des paiements de particuliers doit utiliser un logiciel ou système de caisse inaltérable, sécurisé, conservé et archivé. Cette obligation vise le logiciel qui enregistre les encaissements, pas un outil de gestion ou de comptabilité.
Beaucoup d'articles commerciaux annoncent encore une certification obligatoire au 1er septembre 2026. C'est périmé. L'article 125 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 a rétabli, à compter du 21 février 2026, la possibilité de produire l'attestation individuelle de l'éditeur. Le BOFiP commente cette mesure.
Tu peux donc justifier ta conformité de deux façons :
- le certificat d'un organisme accrédité (NF525, LNE) ;
- l'attestation individuelle délivrée par l'éditeur.
Le justificatif doit correspondre à la version du logiciel que tu utilises vraiment. Une mention « certifié » dans une plaquette n'a aucune valeur légale. En cas de manquement, l'amende est de 7 500 € par logiciel, avec 60 jours pour te mettre en conformité.
Facturation électronique : tous les restaurants sont concernés
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, restaurants compris. Il faut pour cela une plateforme agréée. Sans elle, la FAQ de l'UMIH prévoit une mise en demeure sous 3 mois, puis une amende de 500 €. Elle évoque aussi un coût de plateforme d'environ 15 à 80 € par mois.
L'émission suit un calendrier échelonné : 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises (voir service-public.fr). Elle concerne tes ventes à des professionnels : privatisations, séminaires, traiteur.
Les ventes aux particuliers ne donnent pas lieu à une facture électronique. Elles relèvent de l'e-reporting, et le ticket Z de la caisse peut souvent servir de base. Les montants d'amende liés à l'émission varient selon les sources : vérifie-les sur impots.gouv.fr avant de t'y fier.
Une conséquence pratique pour ton choix : demande par écrit à chaque éditeur comment son outil se connecte à une plateforme agréée.
Hygiène, allergènes, origine des viandes
Les 14 allergènes doivent être communiqués pour les plats non préemballés depuis le 1er juillet 2015. L'information peut être écrite ou orale, à condition d'être accessible. Depuis 2025, l'indication d'origine s'étend aux viandes porcines, ovines et de volaille, en plus du bœuf.
Le HACCP découle du règlement CE 852/2004 et de l'arrêté du 21 décembre 2009. Un logiciel n'en dispense pas : il t'aide surtout à garder une trace propre. Une fiche technique à jour, avec ses allergènes, évite de tout recompter à chaque changement de recette. Pour le détail, voir notre article sur l'obligation d'affichage des 14 allergènes.
03Les fonctions qui font gagner de l'argent
Un bon logiciel de gestion de restaurant ne se juge pas à sa liste de modules. Il se juge à sa capacité à te montrer une dérive avant qu'elle ne coûte cher. Voici les fonctions qui comptent.
- Fiches techniques : coût matière et food cost de chaque plat, recalculés quand un prix change.
- Mercuriale : historique des prix fournisseurs, pour repérer une hausse le jour où elle arrive.
- Factures fournisseurs : saisie automatique et rapprochement avec les prix suivis.
- Inventaire et stock : décompte automatique des ventes, écart entre stock théorique et réel.
- Pertes : casse, DLC dépassées, retours cuisine, enregistrés au fil de l'eau.
- Menu engineering : classement des plats par popularité et par marge.
- Simulation de prix : tester un nouveau prix de vente avant de réimprimer la carte.
- Tableau de bord : ventes, marges et food cost sur un seul écran.

Si tu as plusieurs adresses, ajoute les transferts de stock entre restaurants. Sans eux, les chiffres de chaque établissement sont faux. Notre article sur le calcul du food cost détaille la formule de base.
04Exemple chiffré : ce que coûte une dérive de deux points
Prenons un restaurant indépendant imaginaire, avec 60 000 € HT de ventes par mois. Sa fiche technique donne un food cost théorique de 31 %. Il devrait donc dépenser :
- 60 000 € × 31 % = 18 600 € de matières par mois.
Au fil des mois, les prix fournisseurs montent, les portions grossissent, quelques pertes passent inaperçues. Le food cost réel glisse à 33 % :
- 60 000 € × 33 % = 19 800 € de matières par mois.
- Écart : 19 800 − 18 600 = 1 200 € par mois, soit 14 400 € par an.
À comparer avec le prix d'un outil : l'offre Pro de ROOT coûte 99 € HT par mois, soit 1 188 € HT par an. Ce calcul est un exemple : ton écart sera plus petit ou plus grand. Mais il montre pourquoi on ne mesure pas un logiciel de gestion à son prix, mais à ce qu'il t'évite de laisser filer.
05Comment choisir : les questions à poser avant de signer
Pose ces questions à chaque éditeur et exige des réponses écrites.
- Le logiciel encaisse-t-il ? Si oui, demande le certificat ou l'attestation individuelle correspondant à la version utilisée. Si non, de quelle caisse reçoit-il les ventes ?
- Comment la caisse se connecte-t-elle ? Une connexion réelle remonte les ventes chaque nuit. Une saisie manuelle te fera abandonner l'outil en trois semaines.
- Les prix fournisseurs sont-ils suivis dans le temps ? Une fiche technique qui ne se met pas à jour toute seule redevient vite fausse.
- Comment le logiciel gère-t-il les factures ? La lecture automatique par photo ou PDF évite la ressaisie.
- Que devient la comptabilité ? Un export ou une connexion vers ton comptable fait gagner des heures.
- Comment l'éditeur gère-t-il la facturation électronique ? Demande-lui le lien avec une plateforme agréée.
- Combien ça coûte vraiment ? Regarde le prix par restaurant, les modules en option et les frais de mise en service.
Si tu es seul à ton compte, ces critères se resserrent : lis aussi notre article sur les critères qui comptent pour un restaurant indépendant.
06Comment le faire avec ROOT
ROOT est un logiciel de gestion pour restaurants indépendants et groupes, conçu en France. Ce n'est pas une caisse : il se branche sur la tienne. La connexion existante est celle de Zelty, qui remonte les ventes chaque nuit et décompte le stock. Le fonctionnement est détaillé dans notre article sur Zelty et la gestion des stocks.
Concrètement, voici le parcours :
- Tu crées tes fiches techniques, avec coût matière, food cost et allergènes.
- Tu envoies tes factures fournisseurs en photo ou en PDF. L'IA les lit et les rapproche de la mercuriale.
- Les ventes de la caisse alimentent le stock et le tableau de bord chaque nuit.
- Tu ajustes ta carte avec le menu engineering et la simulation de prix.
- Rooty, le copilote IA, répond à tes questions avec les données de ton restaurant.
ROOT se connecte aussi à Pennylane pour la comptabilité et à Déclic pour les prix fournisseurs. L'offre Pro coûte 99 € HT par mois pour un restaurant, l'offre Max 169 € HT par mois jusqu'à cinq restaurants. Tous les détails sont sur la page des tarifs, avec 14 jours d'essai gratuit.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur logiciel de gestion de restaurant ?
Un logiciel de gestion de restaurant remplace-t-il la caisse ?
La certification NF525 est-elle encore obligatoire en 2026 ?
Mon restaurant est-il concerné par la facturation électronique ?
Combien coûte un logiciel de gestion de restaurant ?
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Écrit par l’équipe ROOT
ROOT est le logiciel de gestion des restaurants indépendants : fiches techniques, stock, factures fournisseurs et marges, pensés avec des chefs.